L’Intercommunalité, c’est pour utiliser un lieu commun, une sorte
d’auberge espagnole. En d’autres termes, nous n’y consommons que ce que nous
y apportons.
Or, aujourd’hui, quel est notre menu ?
L’assainissement autonome, les transports scolaires, les berges de l’Issole,
la mission locale pour l’emploi constituent nos plats de résistance, ce qui
est peu et beaucoup à la fois.
Peu, si l’on ne juge que du stade d’avancement de certains projets
difficiles et beaucoup si l’on considère le coût quelquefois exorbitant de
ces opérations.
Car c’est en effet bien là, sur la toujours délicate question d’argent, que
le bât blesse.
Et si, de surplus, on accorde quelque crédibilité à la légende selon
laquelle l’augmentation de la fiscalité communautaire est automatiquement
compensée par une baisse des fiscalités communales, alors la réalité aura
tôt fait de nous démontrer que nous n’avons rien compris et que nous devons
revoir notre copie.
L’ esprit de l’intercommunalité n’ est évidemment pas là et si nous voulons
aller de l’avant au cours de cette décennie, il nous faudra bien, ou
renoncer, ou trouver des financements durables et équilibrés afin de
réaliser ces nouveaux services demandés par nos concitoyens.
Quoi qu’il en soit, où en sommes nous?
La Communauté de Communes du Val d’Issole ne dispose en fait pour toute
ressource que d’une fiscalité directe additionnelle d’environ 16 € par
habitant. Le compte n’y est donc pas. Pourtant, comme ailleurs dans le Var
et en France, nous devrons tôt ou tard assumer des choix difficiles et
quelquefois impopulaires qui passeront immanquablement, à défaut d’alourdir
la fiscalité directe, par une taxe professionnelle unique et par le
transfert à la communauté de la très coûteuse -mais bénéfique en dotation de
l’Etat- compétence ordures ménagères.
Pour Sainte-Anastasie qui avait émis de sérieuses réserves avant d’adhérer à
la communauté de communes, il ne s’agit plus d’étaler nos états d’âmes.
Notre choix est fait, il s’est voulu responsable et même en y mettant les
formes et les délais, nous pensons que le temps viendra de mettre nos actes
en harmonie avec nos engagements. Cette volonté communautaire, nous
l’assumerons avec la foi des convertis.